Un Plancton dans l'espace
 



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bye !

Toutes les choses ont un début, ont une fin. Et les droites ne sont jamais parallèles.

Et moi je ne suis déjà plus ici.

Je suis plutôt par là-bas, dans mon nouvel espace planctonien.

Et puis parfois ailleurs.

Un peu dipersée on va dire.

Un peu éparpillée.

Paumée ?

Bah.

Si tu le dis.



Je fais pas d'adieux, je déteste ça.

Simplement au revoir ?

9.5.05 03:32


Besoin de réponses à mes pourquoi. Tout simplement.


Wrong way !!! Leitmotiv, récurrence des conclusions.


Impossibilité d'écrire quoi que ce soit de libérateur.


Impossibilité de vivre quoi que ce soit de constructif.


De ce constructif-là, celui qui fait avancer. Celui qui avance.


Tu m'emmerdes. Y' a toujours un truc qui va pas chez toi.


Espèce de ... fille.


(Je te coupe l'herbe sous le pied là, hein ?)

3.5.05 10:36


Savoir vivre

Il est important de faire preuve de politesse, de courtoisie et de savoir-vivre en chaque occasion que vous trouverez pour rendre cette société plus agréable, les gens plus souriants, le soleil plus brillant, la couche d'ozone plus stable et les poules moins voraces face à vos bulbes d'iris dont il ne reste à ce jour, malheureusement, plus grande survivance.


Ne manquez donc pas, à bord de votre saxomobile, de ralentir au niveau du charmant jeune paysan que vous croisez fréquemment le matin sur votre route champêtre afin d'éviter de projeter sur le bas de son pantalon le contenu intégral de la flaque d'eau résiduelle parfum épandage de lisier qui se trouvait malencontreusement sur la trajectoire de votre roue avant gauche lancée à 90 km/h en ligne droite et boueuse. Profitez-en pour lui offrir votre plus charmant sourire et vous perdre l'instant d'une seconde au fond de son regard d'azur et d'eau fraîche ou bien le long des pliures si attendrissantes de fermeté de son jean's qui ne sera jamais trop serré à votre goût.  Il ne manquera pas de réfléchir à deux fois avant de formuler à votre égard les insultes qui lui viennent spontanément en tête. Et puis déconnez pas trop et regardez quand même la route hein.


N'oubliez pas non plus de féliciter le jeune cake mal moulé en arrêt contraint au feu rouge, apparemment très pressé de faire péter son turbo et de coller deux centimètres de pneu sur le bitume. Là aussi, ne manquez pas de sourire évidemment. Vous y mettrez sans doute moins de coeur que pour le charmant jeune paysan de notre précédent paragraphe auquel vous avez fini par vous attacher. Oui, surtout à son jean's, c'est vrai. Mais néanmoins, dans le cas de notre jeune automobiliste féru de tunning à bord de sa kékémobile, laissez s'exprimer sans retenue toute la sympathie que vous pouvez ressentir face à la gente masculine. Cet homme est apparemment en souffrance. Sachez-le. Il a besoin d'être rassuré. Ne manquez donc pas de le faire en ces termes qui sauront ragaillardir la virilité la plus fragilisée: "Mais oui mon grand, c'est toi qui a la plus grosse."


N'oubliez pas également de vous extasier en observant dans votre rétroviseur intérieur la femme qui se trouve au volant du véhicule à l'arrière du vôtre et qui semble être en train de s'épiler les poils du nez sans broncher ni même froncer un sourcil au moyen d'une pince prévue à cet usage posée sur le tableau de bord et suffisamment accessible pour être sitôt-sortie sitôt-rangée au cours des quelques secondes d'attente que laisse le feu rouge. Prenez exemple et admirez ce stoïcisme face à une douleur qui vous tire déjà un rictus de souffrance de par sa simple évocation. La femme sera sensible à votre regard écarquillé plein d'ébahissement qui la fixe dans votre rétroviseur. Elle saura lire dans le froncement de votre sourcil droit et la commissure pincée nerveusement de vos lèvres que vous n'êtes pas insensible à sa démonstration. Vous aurez appris que l'on peut faire preuve de courage face à des poils de nez rebelles. Elle pourra en être fière.


Oui, je sais, rien à voir avec les bulbes d'iris et les poules. Mais quand même, je vous en apprends des choses utiles hein.

29.4.05 11:21


Dans mes instants de lucidité, j'ai cette drôle d'impression d'accumuler les conneries les unes par dessus les autres. Parce qu'il faut y croire, me dit-on. Sous prétexte de ne pas trop se poser de questions. Sous prétexte de ne pas avancer en laissant grincer mes griffes sur le plancher. Sous prétexte de bonheur qui, soit-disant, m'attend au tournant. Sous prétexte d'optimisme.


On rajoute une couche de sourire par-dessus une connerie ... Mais non, mais non, personne ne verra rien... Mais non, mais non.... On ne se rendra compte de rien. Une couche par dessus l'autre. Une connerie pour cacher l'autre. On va finir par y arriver, hein ? On va finir par y croire vraiment, hein ? Allez, regarde ! T'as vu ? Comme ça ressemble à du bonheur ! On pourrait s'y méprendre !


Malheureusement, je ne suis pas dupe. Une pauvre averse et toutes les couleurs de la comédie du bonheur s'en vont couler leurs larmes dorées dans le ruisseau. Ne reste derrière elles que le pâle décor, vieilli, terni. Des planches de bois. Des lambris, des voiles usés, des tissus fades. Et je regarde la scène. Enfoncée dans mon fauteuil. Aucun des rôles de cette pièce ne me convient vraiment, je crois.

27.4.05 11:38


petits papiers troïens

Et le temps passe. Et on entasse du passé dans les coins. Des soirs. Des matins.


Etagères de fortune qui ploient doucement. Qui s'écroulent, parfois.


On ramasse les papiers qui trainent. On range. On trie et on éparpille encore.


Petit bordel méthodique dont le mode d'emploi restera secret.


Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse.


Il faudra avancer. Il faudra trier et faire de la place. Libérer un étage, vider un tiroir.


Sans jamais savoir si les choix sont les bons.


Juste espérer que personne ne restera sous la bibliothèque quand elle s'écroulera.


Encore. Et encore.


Juste espérer que les flammes seront clémentes et nous épargneront.


A force de prévoir la chute, Cassandre, le destin finit par s'intéresser à toi.


As tu raison de savoir ? As tu raison de ne pas avoir tort ?


Qu'importe. Range tes papiers et planque tes allumettes.


Tu sauras bien assez tôt.

26.4.05 11:52


Clin d'oeil aux Effacés

Classe de 1ère S. Lycée St Charles de Serin. Lyon Vaise. Juin 1994.



"-Bon, on y part comment sur la Côte ?


-Ben... En couille, voyons."


Puis la fac. FAC. F.A.C. Effacés. Tout rayés. Tout abîmés. Pas oubliés.


Résumer des années par un calembour stupide mais qui me fait toujours sourire.


C'est con un souvenir. On dirait presque que c'est vivant parfois. ça se rafraîchit tout seul sans qu'on ait besoin d'intervenir. ça mène sa petite vie. Sa petite barque. Pendant qu'on fait le canard dans la grande mare en attendant de se faire tirer des plombs dans les ailes.

21.4.05 11:14


Nez rouge

Ce matin dans la saxomobile, j'étais presque pas toute seule. Y'avait Kehul avec moi. Vous savez, le petit bonhomme tout petit et tout vert et même que sexuellement c'est la misère, le ken au teint de kiwi de Benabar.  Y'a pas à dire, un bon petit Live de Benabar pendant une demi-heure avant d'arriver au boulot, ça requinque. Moui. Parce que j'ai oublié de dormir cette nuit. J'ai encore joué au tennis au lieu de roupiller. ça fait deux fois en quelques semaines que je rêve de Rolland Garros. Je comprends pas ce qui m'arrive docteur. La dernière fois, fallait passer dans une cité interdite, répondre à des enigmes et plonger dans la Seine, en ressortir dégoulinante d'oeufs de poissons, le tout en  compagnie de stars du showbizz dont j'ai oublié les têtes. J'étais arrivée sur le stade, acclamée par la foule en délire. C'est pratique d'avoir des stars avec soi quand même. Parce que c'est drôlement chouette, les moments de gloire. Et cette nuit, j'ai pu assister à un match assez étrange. Il y avait plus de joueurs de chaque côté du filet que sur un stade de rugby. Les joueurs formaient une ligne de fond de court, assis sur des chaises, de ces vieilles chaises en bois à structure métallique, ces trucs tout déglingués qui traînent dans les décombres de salles municipales et les écoles abandonnées. D'autres joueurs se tenaient debout devant cette ligne de fond et la volée était étroitement surveillée par au moins cinq joueurs. A un moment, j'ai quand même du bouger le cul de ma chaise. Dommage. Parce que j'avais d'ailleurs une vue très aérienne du match, j'avais du payer ma place super cher (NB : penser à vérifier l'état du compte courant). Arrivée sur le cour, parmi les joueurs. Je commandais tout le monde, je devais être capitaine de l'équipe. C'était marrant. On jouait au tennis avec une formation d'équipe de volley. Enfin voilà quoi. Pour vous dire que la nuit, y'en a qui ont autre chose à foutre qu'à dormir. Y'en a qui réinventent le sport. Oui mssieurdames.


Bref. A me marrer et à faire tranquillement le clown au feu rouge ce matin avec Kehul, ignorant superbement le regard du bel Idalgo tombé de cheval que je percevais subrepticement derrière les vitres teintées de la 206 d'à-côté, un souvenir de souvenir de truc dont je me souviens à peine mais dont je me souviens quand même m'a stoppée dans mes déhanchements effrénés pour me replonger au moins vingt-deux ans en arrière. Le clown. J'adore faire le clown. J'avais oublié ça. Pendant des années. Mais en fait, c'est resté bien gravé dans mon petit patrimoine à moi qui fait que je suis celle qui tape sur ce clavier là maintenant de suite.


Je me suis revue dans la caravane que nous habitions, la maman, le papa, le grand-frère, la grande-soeur et la petite blédine qui vous écrit, au cours des mois d'été pendant lesquels le papa travaillait sur la coupe forestière du bois noir. Mon Bois Noir à moi. Fontanges. Mon village. Mon enfance. Je sais pas ce que j'ai à être si possessive avec mes souvenirs aujourd'hui. A croire qu'on essayerait de me les dérober. Enfin bref.


Alors que la petite famille déjeunait autour de la table installée devant la fenêtre de la caravane, la petite blédine escaladait la dite fenêtre pour venir interpréter à sa façon un fabuleux spectacle de Guignol duquel elle n'avait retenu que les petites mimines qui tournent ainsi que les grands sourires et toutes les grimaces du bonheur que l'on peut offrir au monde à cet âge-là. Je revois la petite famille se marrer. La chaleur, la douceur et la joie. Ces petits mots tout simples qui devraient englober au moins la moitié de notre vie mais qu'on laisse souvent traîner au fond de nos coeurs pour nourrir l'amertume qui nous gagne en grandissant et dans laquelle on finit parfois par se complaire. Les rires de ces êtres si chers. Ces morceaux de soi.


Et puis un grand crac ! et la calle qui maintenait la fenêtre ouverte en équerre qui cède sous le poids de la pourtant toute minuscule blédine. Là, je sais que j'ai rien compris. Mais en tout cas, tout le monde riait de plus belle en me regardant affalée dans l'herbe. C'est tout ce qui comptait. J'ai rigolé. Je me suis relevée et je suis allée me cacher dans la caravane parce que quand même j'étais un peu vexée que tout le monde ose se foutre de ma tronche comme ça.

19.4.05 11:15


Palier #28 franchi

J'ai croisé plein de gens marquants pour commencer ma 29ème année. Je les ai pas vus. Juste croisés. En mots. En songes. En paroles drôles, émouvantes, caressantes ou chatouillantes. Ou encore en envies d'émasculation, aussi, parfois.


Y'a des gens pour lesquels on se rend compte qu'on a déjà écrit plein de trucs. Vous permettez ? Je vais faire du réchauffé comme à la télé, et ouvrir un petit aparté. [Tiens. Bon anniversaire. Après tout, ce texte te revient de droit. Tu en es le meilleur représentant.]


Et puis à part ce genre de personnes qui ont quand même le mérite de vous avoir donné une bonne leçon d'excès de confiance, y'a les autres.


Et les autres, ils vous laissent des commentaires qu'on aurait presque envie de faire encadrer et d'accrocher au mur. Ils veillent un peu sur vous parfois. Ils prennent aussi soin de votre santé et s'assurent de la qualité du foie gras que vous dégusterez en un beau jour des plus banals, parce que le foie gras et le saumon fumé, ça se mange aussi les jours où y'a rien à fêter que le plaisir d'être là. Ils tiennent tellement à ce que vous preniez des kilos élevés au grain dans la nature qu'ils vous en fournissent d'ailleurs eux-même la matière première.


Et puis y'a aussi les grandes blondes qui vous chantent "happy birthday" en version intégrale et en prenant tout leur temps par téléphone. Un instant, je me suis prise pour JFK. J'ai eu super peur.


Y'a aussi ceux qui sont là. Tout simplement, là.


Mais j'en lèse à vouloir faire dans le général. J'en oublie à vouloir faire dans le détail.


Merci. Du fond du coeur. Merci. La bise sur les deux joues, chère petite planète. Et encore, j'y vais tout doux avec mes deux bises parce que si je commence à te prendre dans mes bras, avec l'euphorie qui m'anime ces jours-ci, je risquerais le débordement affectif.


La bise aussi aux cons qui t'habitent. Parce que mine de rien, les cons aussi offrent de chouettes cadeaux. Une bonne raison de s'énerver. C'est important, ça, dans la vie, la colère.

15.4.05 11:16


C'est de famille. Mais c'est pas ma faute.

Je ne m'étais pas garée tout à fait à la même place que d'habitude.
Pourtant, j'aurais du m'en rendre compte. Enfin. Je le savais, c'est
obligé. Puisque je ne me suis pas rendue tout à fait vers la même place
de parking pour récupérer ma voiture. J'aurais dû réaliser que ce
changement de place impliquait également des modifications de
paramètres dans la manoeuvre à effectuer pour sortir de la place.

Et pourtant.

J'ai reculé exactement comme d'habitude. Sans vraiment regarder
derrière moi. Forcément, y'avait personne d'autre que moi sur le
parking. Seule personne. Seul véhicule. Alors ben, j'y vais quoi. J'ai
reculé et ensuite, j'ai regardé. Histoire de vérifier que le magnifique
cèdre qui trône majestueusement au centre de cette cour se tenait
encore à bonne distance de l'arrière de ma voiture.

Et là, j'ai pu réaliser avec bonheur que je ne manquais heureusement pas de réflexes, faute d'un minimum de jugeotte.

L'arbre. L'ARBRE !!!

A deux centimètres près, je défonçais toute seule comme une grande le coffre de ma pauvre saxomobile.

Mais tout va bien.

Rien d'abimé.

Tout va bien.

Juste un peu peur.

En presque 70 000 km de route et bientôt 3 ans de permis, jamais un accrochage, rien.

J'irai brûler un cierge à la Vierge pour que ça dure. (Autrement dit,
j'irai tirer 10 francs à maman pour aller m'acheter des bonbecs. Oups.
pardon. Souvenir d'enfance reminescent.)

En fait, non,  y'a bien un bout de plastique un peu défait sur le pare-chocs avant.

Mais c'est pas ma faute.

C'est mon beau-frère qui m'a foncé dedans en reculant comme un sauvage
cet hiver en sortant de la cour devant chez lui et ma soeur.

Nan mais y'a vraiment des inconscients dans cette famille, franchement.

Je me demande ce que j'ai fait au ciel pour mériter une tare pareille.
13.4.05 23:37


Piqué vrillé sur ma Homa Beach

L'heure d'aller faim ? L'heure d'aller dodo ? L'heure de quoi qui comment où pourquoi parce que je sais plus je sais pas. Non non on ne se justifie PAS.


Et si jamais j'arrivais plus à dormir ? Et si jamais je n'y arrivais plus. Là comme ça, comme quoi. Si jamais je ne savais plus m'en sortir des labyrinthants fatigants épuisants sommeillants mots.


MOTS.


Mais à quoi tu sers ?


A quoi donc sers-tu ?
Quelle est ton utilité ?


Et dans la vie, tu fais quoi de beau ? Et quoi de neuf ? Rien de nouveau sous le soleil. Et tu m'emmerdes avec tes questions. Mais la passion, en fruit, ça a quand même un super goût, non ? En sorbet, c'est un régal. Mais alors dans la vie ?


Mh ! Mais c'est délicieux ! Divin, exquis même, dirais-je ! Quel est son doux nom ? Lâcher du leste ? Mais quelle adorable petit nom.


Allez. Tu prends l'ardoise, l'éponge et l'eau, ton petit seau et ta pelle et tu effaces tout. Tu jettes par terre et tu piétines. C'est pourtant simple non ???!! Combien de fois devrais-je te le répéter !!! On ne lésine pas sur les moyens ! Tu m'entends ??? Ne méyine pas sur les lésiens !!


Prends ta pause qui s'impose et décroche toi les trombones des oreilles. Respire l'air de révolte simagrotesque qui emplit tes petits poumons en voie de perturbations temporaires bien indépendantes de notre volonté. Le vol sera dévié vers un autre continent dont la température au sol nous est inconnue. Les moeurs locales inconnues. La population jamais vue. Les arbres immenses et les pistes d'atterrissage improbables. Mais ne vous inquiétez pas, le gouvernement veille sur vous. Je répète. Ne vous inquiétez pas, ils veillent sur vous.


N'y a t'il donc aucun moyen de trouver le repos ???!! Et même le sourire aux lèvres, n'y a t'il aucun moyen pour faire confiance ? Pouvons-nous nous accorder le droit de croire en qui que ce soit ? Ne risquons-nous pas de tout avoir à perdre sans jamais rien gagner ?


J'avais faim. C'est tout. C'est parti de là. Et j'en suis arrivée ici. Encore une fois, je ne sais pas pourquoi. Mais il paraît que c'est comme ça. De toute façon. C'est comme ça. Il faut t'y faire ma petite. Il faut t'y faire. Il tôt si père. Il vocifère.


Oh. Allez. Ta gueule. ça commence à souffrir.


Ne t'inquiète pas. Je veille sur moi. Rendors toi de tes deux sourdes oreilles et ferme bien tes paupières. Là. Voilà. Chuuut... calme-moi. Repose-moi. Berce-moi. C'est fini. Un vilain cauchemar. Demain tout ira bien. Tu verras. Demain tout ira bien.


[Ce qui est bien avec toi, c'est que tu me dégourdis les doigts.]

12.4.05 13:51


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