Un Plancton dans l'espace
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bye !
Toutes les choses ont un d?but, ont une fin. Et les droites ne sont jamais parall?les.
Et moi je ne suis d?j? plus ici.
Je suis plut?t par l?-bas, dans mon nouvel espace planctonien.
Et puis parfois ailleurs.
Un peu dipers?e on va dire.
Un peu ?parpill?e.
Paum?e ?
Bah.
Si tu le dis.
Je fais pas d'adieux, je d?teste ?a.
Simplement au revoir ?
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Besoin de r?ponses ? mes pourquoi. Tout simplement.
Wrong way !!! Leitmotiv, r?currence des conclusions.
Impossibilit? d'?crire quoi que ce soit de lib?rateur.
Impossibilit? de vivre quoi que ce soit de constructif.
De ce constructif-l?, celui qui fait avancer. Celui qui avance.
Tu m'emmerdes. Y' a toujours un truc qui va pas chez toi.
Esp?ce de ... fille.
(Je te coupe l'herbe sous le pied l?, hein ?)
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Savoir vivre
Il est important de faire preuve de politesse, de courtoisie et de savoir-vivre en chaque occasion que vous trouverez pour rendre cette soci?t? plus agr?able, les gens plus souriants, le soleil plus brillant, la couche d'ozone plus stable et les poules moins voraces face ? vos bulbes d'iris dont il ne reste ? ce jour, malheureusement, plus grande survivance.
Ne manquez donc pas, ? bord de votre saxomobile, de ralentir au niveau du charmant jeune paysan que vous croisez fr?quemment le matin sur votre route champ?tre afin d'?viter de projeter sur le bas de son pantalon le contenu int?gral de la flaque d'eau r?siduelle parfum ?pandage de lisier qui se trouvait malencontreusement sur la trajectoire de votre roue avant gauche lanc?e ? 90 km/h en ligne droite et boueuse. Profitez-en pour lui offrir votre plus charmant sourire et vous perdre l'instant d'une seconde au fond de son regard d'azur et d'eau fra?che ou bien le long des pliures si attendrissantes de fermet? de son jean's qui ne sera jamais trop serr? ? votre go?t. Il ne manquera pas de r?fl?chir ? deux fois avant de formuler ? votre ?gard les insultes qui lui viennent spontan?ment en t?te. Et puis d?connez pas trop et regardez quand m?me la route hein.
N'oubliez pas non plus de f?liciter le jeune cake mal moul? en arr?t contraint au feu rouge, apparemment tr?s press? de faire p?ter son turbo et de coller deux centim?tres de pneu sur le bitume. L? aussi, ne manquez pas de sourire ?videmment. Vous y mettrez sans doute moins de coeur que pour le charmant jeune paysan de notre pr?c?dent paragraphe auquel vous avez fini par vous attacher. Oui, surtout ? son jean's, c'est vrai. Mais n?anmoins, dans le cas de notre jeune automobiliste f?ru de tunning ? bord de sa k?k?mobile, laissez s'exprimer sans retenue toute la sympathie que vous pouvez ressentir face ? la gente masculine. Cet homme est apparemment en souffrance. Sachez-le. Il a besoin d'?tre rassur?. Ne manquez donc pas de le faire en ces termes qui sauront ragaillardir la virilit? la plus fragilis?e: "Mais oui mon grand, c'est toi qui a la plus grosse."
N'oubliez pas ?galement de vous extasier en observant dans votre r?troviseur int?rieur la femme qui se trouve au volant du v?hicule ? l'arri?re du v?tre et qui semble ?tre en train de s'?piler les poils du nez sans broncher ni m?me froncer un sourcil au moyen d'une pince pr?vue ? cet usage pos?e sur le tableau de bord et suffisamment accessible pour ?tre sit?t-sortie sit?t-rang?e au cours des quelques secondes d'attente que laisse le feu rouge. Prenez exemple et admirez ce sto?cisme face ? une douleur qui vous tire d?j? un rictus de souffrance de par sa simple ?vocation. La femme sera sensible ? votre regard ?carquill? plein d'?bahissement qui la fixe dans votre r?troviseur. Elle saura lire dans le froncement de votre sourcil droit et la commissure pinc?e nerveusement de vos l?vres que vous n'?tes pas insensible ? sa d?monstration. Vous aurez appris que l'on peut faire preuve de courage face ? des poils de nez rebelles. Elle pourra en ?tre fi?re.
Oui, je sais, rien ? voir avec les bulbes d'iris et les poules. Mais quand m?me, je vous en apprends des choses utiles hein.
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Dans mes instants de lucidit?, j'ai cette dr?le d'impression d'accumuler les conneries les unes par dessus les autres. Parce qu'il faut y croire, me dit-on. Sous pr?texte de ne pas trop se poser de questions. Sous pr?texte de ne pas avancer en laissant grincer mes griffes sur le plancher. Sous pr?texte de bonheur qui, soit-disant, m'attend au tournant. Sous pr?texte d'optimisme.
On rajoute une couche de sourire par-dessus une connerie ... Mais non, mais non, personne ne verra rien... Mais non, mais non.... On ne se rendra compte de rien. Une couche par dessus l'autre. Une connerie pour cacher l'autre. On va finir par y arriver, hein ? On va finir par y croire vraiment, hein ? Allez, regarde ! T'as vu ? Comme ?a ressemble ? du bonheur ! On pourrait s'y m?prendre !
Malheureusement, je ne suis pas dupe. Une pauvre averse et toutes les couleurs de la com?die du bonheur s'en vont couler leurs larmes dor?es dans le ruisseau. Ne reste derri?re elles que le p?le d?cor, vieilli, terni. Des planches de bois. Des lambris, des voiles us?s, des tissus fades. Et je regarde la sc?ne. Enfonc?e dans mon fauteuil. Aucun des r?les de cette pi?ce ne me convient vraiment, je crois.
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petits papiers troïens
Et le temps passe. Et on entasse du pass? dans les coins. Des soirs. Des matins.
Etag?res de fortune qui ploient doucement. Qui s'?croulent, parfois.
On ramasse les papiers qui trainent. On range. On trie et on ?parpille encore.
Petit bordel m?thodique dont le mode d'emploi restera secret.
Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse.
Il faudra avancer. Il faudra trier et faire de la place. Lib?rer un ?tage, vider un tiroir.
Sans jamais savoir si les choix sont les bons.
Juste esp?rer que personne ne restera sous la biblioth?que quand elle s'?croulera.
Encore. Et encore.
Juste esp?rer que les flammes seront cl?mentes et nous ?pargneront.
A force de pr?voir la chute, Cassandre, le destin finit par s'int?resser ? toi.
As tu raison de savoir ? As tu raison de ne pas avoir tort ?
Qu'importe. Range tes papiers et planque tes allumettes.
Tu sauras bien assez t?t.
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Clin d'oeil aux Effacés
Classe de 1?re S. Lyc?e St Charles de Serin. Lyon Vaise. Juin 1994.
"-Bon, on y part comment sur la C?te ?
-Ben... En couille, voyons."
Puis la fac. FAC. F.A.C. Effac?s. Tout ray?s. Tout ab?m?s. Pas oubli?s.
R?sumer des ann?es par un calembour stupide mais qui me fait toujours sourire.
C'est con un souvenir. On dirait presque que c'est vivant parfois. ?a se rafra?chit tout seul sans qu'on ait besoin d'intervenir. ?a m?ne sa petite vie. Sa petite barque. Pendant qu'on fait le canard dans la grande mare en attendant de se faire tirer des plombs dans les ailes.
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Nez rouge
Ce matin dans la saxomobile, j'?tais presque pas toute seule. Y'avait Kehul avec moi. Vous savez, le petit bonhomme tout petit et tout vert et m?me que sexuellement c'est la mis?re, le ken au teint de kiwi de Benabar. Y'a pas ? dire, un bon petit Live de Benabar pendant une demi-heure avant d'arriver au boulot, ?a requinque. Moui. Parce que j'ai oubli? de dormir cette nuit. J'ai encore jou? au tennis au lieu de roupiller. ?a fait deux fois en quelques semaines que je r?ve de Rolland Garros. Je comprends pas ce qui m'arrive docteur. La derni?re fois, fallait passer dans une cit? interdite, r?pondre ? des enigmes et plonger dans la Seine, en ressortir d?goulinante d'oeufs de poissons, le tout en compagnie de stars du showbizz dont j'ai oubli? les t?tes. J'?tais arriv?e sur le stade, acclam?e par la foule en d?lire. C'est pratique d'avoir des stars avec soi quand m?me. Parce que c'est dr?lement chouette, les moments de gloire. Et cette nuit, j'ai pu assister ? un match assez ?trange. Il y avait plus de joueurs de chaque c?t? du filet que sur un stade de rugby. Les joueurs formaient une ligne de fond de court, assis sur des chaises, de ces vieilles chaises en bois ? structure m?tallique, ces trucs tout d?glingu?s qui tra?nent dans les d?combres de salles municipales et les ?coles abandonn?es. D'autres joueurs se tenaient debout devant cette ligne de fond et la vol?e ?tait ?troitement surveill?e par au moins cinq joueurs. A un moment, j'ai quand m?me du bouger le cul de ma chaise. Dommage. Parce que j'avais d'ailleurs une vue tr?s a?rienne du match, j'avais du payer ma place super cher (NB : penser ? v?rifier l'?tat du compte courant). Arriv?e sur le cour, parmi les joueurs. Je commandais tout le monde, je devais ?tre capitaine de l'?quipe. C'?tait marrant. On jouait au tennis avec une formation d'?quipe de volley. Enfin voil? quoi. Pour vous dire que la nuit, y'en a qui ont autre chose ? foutre qu'? dormir. Y'en a qui r?inventent le sport. Oui mssieurdames.
Bref. A me marrer et ? faire tranquillement le clown au feu rouge ce matin avec Kehul, ignorant superbement le regard du bel Idalgo tomb? de cheval que je percevais subrepticement derri?re les vitres teint?es de la 206 d'?-c?t?, un souvenir de souvenir de truc dont je me souviens ? peine mais dont je me souviens quand m?me m'a stopp?e dans mes d?hanchements effr?n?s pour me replonger au moins vingt-deux ans en arri?re. Le clown. J'adore faire le clown. J'avais oubli? ?a. Pendant des ann?es. Mais en fait, c'est rest? bien grav? dans mon petit patrimoine ? moi qui fait que je suis celle qui tape sur ce clavier l? maintenant de suite.
Je me suis revue dans la caravane que nous habitions, la maman, le papa, le grand-fr?re, la grande-soeur et la petite bl?dine qui vous ?crit, au cours des mois d'?t? pendant lesquels le papa travaillait sur la coupe foresti?re du bois noir. Mon Bois Noir ? moi. Fontanges. Mon village. Mon enfance. Je sais pas ce que j'ai ? ?tre si possessive avec mes souvenirs aujourd'hui. A croire qu'on essayerait de me les d?rober. Enfin bref.
Alors que la petite famille d?jeunait autour de la table install?e devant la fen?tre de la caravane, la petite bl?dine escaladait la dite fen?tre pour venir interpr?ter ? sa fa?on un fabuleux spectacle de Guignol duquel elle n'avait retenu que les petites mimines qui tournent ainsi que les grands sourires et toutes les grimaces du bonheur que l'on peut offrir au monde ? cet ?ge-l?. Je revois la petite famille se marrer. La chaleur, la douceur et la joie. Ces petits mots tout simples qui devraient englober au moins la moiti? de notre vie mais qu'on laisse souvent tra?ner au fond de nos coeurs pour nourrir l'amertume qui nous gagne en grandissant et dans laquelle on finit parfois par se complaire. Les rires de ces ?tres si chers. Ces morceaux de soi.
Et puis un grand crac ! et la calle qui maintenait la fen?tre ouverte en ?querre qui c?de sous le poids de la pourtant toute minuscule bl?dine. L?, je sais que j'ai rien compris. Mais en tout cas, tout le monde riait de plus belle en me regardant affal?e dans l'herbe. C'est tout ce qui comptait. J'ai rigol?. Je me suis relev?e et je suis all?e me cacher dans la caravane parce que quand m?me j'?tais un peu vex?e que tout le monde ose se foutre de ma tronche comme ?a.
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Palier #28 franchi
J'ai crois? plein de gens marquants pour commencer ma 29?me ann?e. Je les ai pas vus. Juste crois?s. En mots. En songes. En paroles dr?les, ?mouvantes, caressantes ou chatouillantes. Ou encore en envies d'?masculation, aussi, parfois.
Y'a des gens pour lesquels on se rend compte qu'on a d?j? ?crit plein de trucs. Vous permettez ? Je vais faire du r?chauff? comme ? la t?l?, et ouvrir un petit apart?. [Tiens. Bon anniversaire. Apr?s tout, ce texte te revient de droit. Tu en es le meilleur repr?sentant.]
Et puis ? part ce genre de personnes qui ont quand m?me le m?rite de vous avoir donn? une bonne le?on d'exc?s de confiance, y'a les autres.
Et les autres, ils vous laissent des commentaires qu'on aurait presque envie de faire encadrer et d'accrocher au mur. Ils veillent un peu sur vous parfois. Ils prennent aussi soin de votre sant? et s'assurent de la qualit? du foie gras que vous d?gusterez en un beau jour des plus banals, parce que le foie gras et le saumon fum?, ?a se mange aussi les jours o? y'a rien ? f?ter que le plaisir d'?tre l?. Ils tiennent tellement ? ce que vous preniez des kilos ?lev?s au grain dans la nature qu'ils vous en fournissent d'ailleurs eux-m?me la mati?re premi?re.
Et puis y'a aussi les grandes blondes qui vous chantent "happy birthday" en version int?grale et en prenant tout leur temps par t?l?phone. Un instant, je me suis prise pour JFK. J'ai eu super peur.
Y'a aussi ceux qui sont l?. Tout simplement, l?.
Mais j'en l?se ? vouloir faire dans le g?n?ral. J'en oublie ? vouloir faire dans le d?tail.
Merci. Du fond du coeur. Merci. La bise sur les deux joues, ch?re petite plan?te. Et encore, j'y vais tout doux avec mes deux bises parce que si je commence ? te prendre dans mes bras, avec l'euphorie qui m'anime ces jours-ci, je risquerais le d?bordement affectif.
La bise aussi aux cons qui t'habitent. Parce que mine de rien, les cons aussi offrent de chouettes cadeaux. Une bonne raison de s'?nerver. C'est important, ?a, dans la vie, la col?re.
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C'est de famille. Mais c'est pas ma faute.
Je ne m'?tais pas gar?e tout ? fait ? la m?me place que d'habitude.
Pourtant, j'aurais du m'en rendre compte. Enfin. Je le savais, c'est
oblig?. Puisque je ne me suis pas rendue tout ? fait vers la m?me place
de parking pour r?cup?rer ma voiture. J'aurais d? r?aliser que ce
changement de place impliquait ?galement des modifications de
param?tres dans la manoeuvre ? effectuer pour sortir de la place.
Et pourtant.
J'ai recul? exactement comme d'habitude. Sans vraiment regarder
derri?re moi. Forc?ment, y'avait personne d'autre que moi sur le
parking. Seule personne. Seul v?hicule. Alors ben, j'y vais quoi. J'ai
recul? et ensuite, j'ai regard?. Histoire de v?rifier que le magnifique
c?dre qui tr?ne majestueusement au centre de cette cour se tenait
encore ? bonne distance de l'arri?re de ma voiture.
Et l?, j'ai pu r?aliser avec bonheur que je ne manquais heureusement pas de r?flexes, faute d'un minimum de jugeotte.
L'arbre. L'ARBRE !!!
A deux centim?tres pr?s, je d?fon?ais toute seule comme une grande le coffre de ma pauvre saxomobile.
Mais tout va bien.
Rien d'abim?.
Tout va bien.
Juste un peu peur.
En presque 70 000 km de route et bient?t 3 ans de permis, jamais un accrochage, rien.
J'irai br?ler un cierge ? la Vierge pour que ?a dure. (Autrement dit,
j'irai tirer 10 francs ? maman pour aller m'acheter des bonbecs. Oups.
pardon. Souvenir d'enfance reminescent.)
En fait, non, y'a bien un bout de plastique un peu d?fait sur le pare-chocs avant.
Mais c'est pas ma faute.
C'est mon beau-fr?re qui m'a fonc? dedans en reculant comme un sauvage
cet hiver en sortant de la cour devant chez lui et ma soeur.
Nan mais y'a vraiment des inconscients dans cette famille, franchement.
Je me demande ce que j'ai fait au ciel pour m?riter une tare pareille.
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Piqué vrillé sur ma Homa Beach
L'heure d'aller faim ? L'heure d'aller dodo ? L'heure de quoi qui comment o? pourquoi parce que je sais plus je sais pas. Non non on ne se justifie PAS.
Et si jamais j'arrivais plus ? dormir ? Et si jamais je n'y arrivais plus. L? comme ?a, comme quoi. Si jamais je ne savais plus m'en sortir des labyrinthants fatigants ?puisants sommeillants mots.
MOTS.
Mais ? quoi tu sers ?
A quoi donc sers-tu ? Quelle est ton utilit? ?
Et dans la vie, tu fais quoi de beau ? Et quoi de neuf ? Rien de nouveau sous le soleil. Et tu m'emmerdes avec tes questions. Mais la passion, en fruit, ?a a quand m?me un super go?t, non ? En sorbet, c'est un r?gal. Mais alors dans la vie ?
Mh ! Mais c'est d?licieux ! Divin, exquis m?me, dirais-je ! Quel est son doux nom ? L?cher du leste ? Mais quelle adorable petit nom.
Allez. Tu prends l'ardoise, l'?ponge et l'eau, ton petit seau et ta pelle et tu effaces tout. Tu jettes par terre et tu pi?tines. C'est pourtant simple non ???!! Combien de fois devrais-je te le r?p?ter !!! On ne l?sine pas sur les moyens ! Tu m'entends ??? Ne m?yine pas sur les l?siens !!
Prends ta pause qui s'impose et d?croche toi les trombones des oreilles. Respire l'air de r?volte simagrotesque qui emplit tes petits poumons en voie de perturbations temporaires bien ind?pendantes de notre volont?. Le vol sera d?vi? vers un autre continent dont la temp?rature au sol nous est inconnue. Les moeurs locales inconnues. La population jamais vue. Les arbres immenses et les pistes d'atterrissage improbables. Mais ne vous inqui?tez pas, le gouvernement veille sur vous. Je r?p?te. Ne vous inqui?tez pas, ils veillent sur vous.
N'y a t'il donc aucun moyen de trouver le repos ???!! Et m?me le sourire aux l?vres, n'y a t'il aucun moyen pour faire confiance ? Pouvons-nous nous accorder le droit de croire en qui que ce soit ? Ne risquons-nous pas de tout avoir ? perdre sans jamais rien gagner ?
J'avais faim. C'est tout. C'est parti de l?. Et j'en suis arriv?e ici. Encore une fois, je ne sais pas pourquoi. Mais il para?t que c'est comme ?a. De toute fa?on. C'est comme ?a. Il faut t'y faire ma petite. Il faut t'y faire. Il t?t si p?re. Il vocif?re.
Oh. Allez. Ta gueule. ?a commence ? souffrir.
Ne t'inqui?te pas. Je veille sur moi. Rendors toi de tes deux sourdes oreilles et ferme bien tes paupi?res. L?. Voil?. Chuuut... calme-moi. Repose-moi. Berce-moi. C'est fini. Un vilain cauchemar. Demain tout ira bien. Tu verras. Demain tout ira bien.
[Ce qui est bien avec toi, c'est que tu me d?gourdis les doigts.]
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